La Vandoise de Foissy

La Vandoise

À l’occasion de la sortie du tome 1 de ses aventures, la vandoise nous a reçus dans un salon de l’hôtel George V où un luxueux aquarium avait été aménagé pour l’accueillir. Stressée par le dépaysement et les flashs des photographes, elle a néanmoins répondu de bonne grâce à nos questions.

 

 

Tu te souviens de ton premier reportage dans le magazine « La Pêche et les Poissons » ?

 

Comment pourrais-je l’oublier ?! Je débarquais de ma province sans la moindre expérience et, d’emblée, ils m’ont envoyée couvrir les méfaits d’une meute de sandres. J’en suis revenue tellement traumatisée que j’ai bien failli déchirer ma carte de presse toute neuve.

 

 

 

Quel est le poisson que tu redoutes le plus ? Le brochet ?

 

Non, la brème, incontestablement. Le brochet, même le plus vorace, reste parfois des jours entiers sans chasser. On peut alors l’approcher sans crainte et même discuter ou plaisanter avec lui. Mais la brème ne se repose jamais : elle débite des balourdises 24 heures sur 24.

 

 

Après toutes ces années passées à échapper aux pires prédateurs, comment fais-tu pour paraître toujours aussi guillerette ? Tu as eu recours à la chirurgie esthétique ?

 

Ah, non ! Quand je vois les lèvres botoxées des vieilles tanches du showbiz ou l’expression définitivement figée des hotus de la télé, je préfère laisser la nature s’occuper de moi. Cela dit, je peux te dévoiler ma recette pour rester jeune : en plus d’une alimentation saine – ni vers de fumier ni asticots – je pratique la natation avec autant d’assiduité qu’un champion olympique et, entre deux aventures, je m’offre une thalassothérapie.

 

 

Parle-nous maintenant de l’album dont tu es l’héroïne, « Dans la Tanière du Brochet ».

 

Cet album de 64 pages regroupe 28 épisodes que nous avons patiemment sélectionnés avec Foissy, mon dessinateur. La plupart de ces épisodes ont été actualisés et agrémentés de quelques scènes inédites. C’est un très bel objet. Dont je suis très fière.

 

 

Quel sont tes projets ?

 

Je devais réaliser un reportage sur les silures géants, mais les assurances refusent de me couvrir. Plus sérieusement, je travaille à la préparation du tome 2 qui paraîtra, si tout se passe bien, durant l’automne 2015.

 

 

Avant de nous quitter j’aimerais te poser une question plus personnelle : As-tu un message à faire passer ?

 

Oui. Si tu croises mon dessinateur dans l’antichambre, tu peux lui demander de m’apporter une flûte de champagne ?

 

 

 

Propos recueillis par Georges Poléjone

 

 

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